... Ce soir, je suis invitée au spectacle de Mado la Niçoise. ça ne va pas être triste !
Maquillée comme une drag-queen, choucroute frisottée, Mado arrive sur scène en trébuchant.
En petite robe vichy bleue, elle prie d'excuser le retard de Noëlle
Perna auprès du public et, bonne fille, se propose de le faire
patienter. Trois minutes plus tard, avec ses mimiques et sa bouche en cœur, Mado a mis les spectateurs dans sa poche.
Authentique femme du midi, Mado, star improvisée, ne se donne pas en
spectacle, elle est un spectacle à elle toute seule. Je vous en offre un petit aperçu ...
Partie me promener dans les méandres des blogs et des sites, je suis tombée, comme cela m'arrive assez régulièrement, sur un petit bijou ... Je vous en donne un aperçu : voici leur présentation, (et pour le lien direct, cliquez sur la belle image de ...Gropénix !!)
"Drawmadaire n'est pas un blog comme les autres !
C'est un repaire de graphistes, illustrateurs, animateurs, et
ex-collègues pour la plupart... D'une grande famille, quoi !
Fainéants chroniques, commentaires-addicts, sans-blogs,
team-nostalgiques, Boulet-complexés, fans de Hergé, nous avons tous nos
faiblesses... Voilà ce qui nous a donné l'envie de nous regrouper, et
de lancer ce blog...
Chaque semaine, un thème ! "
J'ai beaucoup aimé ..!! et je vous en fais ^profiter, comme d'hab'. Ca, au moins, c'est UN BLOG !!
... Le thermomètre grimpe dangereusement , vous avez chaud ... Vous rêvez de vous plonger dans la piscine, de boire un demi panaché bien glacé ..? Je ne peux pas faire grand chose pour vous, sinon vous présenter le fabuleux site de Michel AUTHIER, champion de France de sculptures sur glace ... ... éphémères, certes, mais magnifiques ..!!
Ce petit bout de bakélite,
Prend place dans un monde qui s'effrite
On en devient très vite "accro"
On s'inquiète quand il fait dodo.
5. Forfait
voyelles, forfait consonnes
On répond toujours quand il sonne
Très souvent on ne comprend rien
Mais malgré tout ça il nous tient !
Ce petit bout de bakélite,
Prend place dans un monde qui s'effrite
On en devient très vite "accro"
On s'inquiète quand il fait dodo.
Pour en savoir plus sur Patriiiiiiiiiiiiiick !!! Cliquez sur sa photo ... Et si vous avez raté le train, en cliquant sur les mots ... vous aurez le son ...
Pierre Olivier Lagache à découvrir en ligne. Un grand tour du monde qui
vous fera certainement rêver et vous donnera envie de sortir des
sentiers battus lors de votre prochain voyage ..!! Très belles photos : le site est ici
...
crooneuse canadienne, k.d. Lang, à propos de qui Madonna a dit un jour : "Elvis est vivant, et elle est sublime".
Kathryn
Dawn Lang, est née le 2 novembre 1961, à Consort, Alberta. D'origine
allemande, Sioux et islandaise par son père, elle a une arrière
grand-mère russe juive du côté de sa mère.
Après
avoir revisité la country musique au début de sa carrière, k.d.Lang
défraya la chronique au début des années 90 en se revendiquant
végétarienne, défenseuse des animaux et lesbienne.
Devenue une icône
pour de nombreuses lesbiennes dans le monde elle fut la première "butch"
à assumer médiatiquement son identité.
En 1988 elle chante "Turn me round" à la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Calgary (Canada).
La" butch" la plus célèbre du monde nous revient aujourd'hui avec "WATERSHED" : un
nouvel album qui vous plonge dans une vague intense d'émotions. J'aime beaucoup ce clip, je vous l'offre ! "I DREAM OF SPRING" (je rêve du printemps : tout un programme !)
... Il est vrai que, depuis le film : "Bienvenue chez les ch'tis" qui a remporté un si vif succès, l'accent du Nord et les petites expressions qui vont avec sont à la mode ..!! Grâce à Dany Boon, et son film, dans lequel il prend sa revanche sur tous ceux qui connaissent le Nord uniquement par les préjugés. ( ... un monde qu'on
décrit comme hostile, pluvieux, froid, où les gens ont un drôle
d'accent et se soûlent pour oublier ladifficulté de leur condition...)
(Dany Boon a été mime dans les rues de Paris vers la fin des années 1980 ;
Il a reçu deux prix au Festival de l'Alpe d'Huez,
consacré aux films comiques, pour son long métrage 'Bienvenue chez les Ch'tis' sorti en 2008.)
Sur une mer imaginaire , loin de la rive...
L'artiste en quête d'absolu,
joue les naufragés volontaires ...
Il est là debout sur une planche qui oscille sur la mer.
La mer est houleuse et la planche est pourrie.
Il manque de chavirer à chaque instant.
Il est vert de peur et il crie :
"C'est merveilleux !
C'est le plus beau métier du monde !"
Et pour se rassurer il chante :
Maman les p'tits bateaux
Qui vont sur l'eau
Ont-ils des jambes?
Mais oui mon gros béta...
et plouf, il tombe à l'eau!
Il est rappelé à la dure réalité de la fiction.
Lui qui se voyait déjà en haut de l'affiche,
il se voit déjà en bas de la liste de ces chers disparus !
Il a envie de crier :
"Un homme à la mer!"
Mais comme l'homme c'est lui, et que lui c'est un artiste
et qu'il exerce le plus beau métier du monde,
il crie :
"Et le spectacle continue !"
Il remonte sur sa planche pourrie.
Il poursuit sa quête de l'absolu.
(Chanté :)
Maman les p'tits bateaux
Qui vont sur l'eau
Ont-ils des jambes ?
et plouf !
il retombe a l'eau.
Il est ballotté comme une bouteille à la mer,
à l'intérieur de laquelle il y a un message de détresse.
Il a envie de crier :
"Une bouteille à la mer !"
Mais comme la bouteille c'est lui,
et que lui c'est un artiste
et qu'il exerce le plus beau métier du monde,
il crie :
"L'eau est bonne !"
Il remonte sur sa planche pourrie ...
Il a complètement perdu le nord.
Il se croit sur la mer du même nom,
la mer du Nord... Il fait la manche ...
Toujours la quête de l'absolu !
(Chanté :)
Maman les p'tits bateaux
Qui vont sur l'eau
Ont-ils des jambes ?
Et il retombe à l'eau.
Le public qui est resté sagement sur la rive,
se demande si l'artiste n'est pas en train de le mener en bateau.
Il se dit :
"Mais alors, quand est-ce qu'il se noie ?"
L'artiste, lui, s'aperçoit soudain
que la planche sur laquelle il est remonté pour la énième fois
donne de la gîte sur tribord !
C'est-à-dire qu'elle penche du côté où il va tomber !
Il a envie de crier:
"Les femmes et les enfants d'abord !"
Mais comme il est tout seul, il crie :
"Je suis le maître à bord!"
Il ajouterait bien :
"Après Dieu !"
Mais comme dans l'imaginaire, Dieu,
on ne risque pas de le rencontrer !...
(Dieu existe, certes... mais dans le réel !)
Pour Dieu l'imaginaire c'est une vue de l'esprit !
La fiction ça le dépasse !
L'artiste sait qu'il n'a rien à attendre du Ciel.
Alors au lieu de crier :
"Après Dieu!"
Il crie:
"Après moi le déluge !"
Et tandis que sa planche,
qui fait eau de toutes parts,
s'enfonce dans les eaux,
il n'a plus qu'une pensée :
"Sauver la recette!"
Il fait une annonce publicitaire:
"Mesdames et messieurs,
la planche pourrie sur laquelle j'ai eu
l'honneur de sombrer pour la dernière fois
devant vous ce soir était sponsorisée
par le Ministère de la Culture!"
Et il coule avec la subvention!
Il disparaît dans les flots
et il réapparaît aussi sec ...
Il a de l'eau jusqu'à la ceinture ...
Ses deux pieds touchent le fond de la mer.
Alors le public :
"Ha! Ha !
Il s'est noyé dans un verre d'eau !"
A l'évidence, la mer imaginaire sur laquelle
l'artiste s'était embarqué imprudemment
est à la hauteur de son imagination.
Elle manque de profondeur.
C'est une mer à marée basse.
Une mer de bas fonds!
Une mer indigne d'un grand naufrage !...
Alors l'artiste pour ne pas sombrer dans le ridicule...
Il fait la planche!
Il fait la planche pourrie.
Il a envie de crier :
"Une planche à la mer!"
Mais comme la planche c'est lui,
et que lui c'est un artiste et qu'il exerce le plus beau métier
du monde,
il crie:
"Je suis le radeau de la Méduse à moi tout seul
et il se pourrait que cette fois-ci,
il n'y ait pas de survivants!..."
Le public imperméable jusque-là, se dit :
"C'est un spectacle cool...
- Pas de survivants?
- Cela promet...
- Cela laisse entrevoir une fin heureuse!"
Alors après avoir crié : "Bis!",
il crie "Ter! Ter!"
Et c'est le miracle!
Devant le public médusé,
l'artiste transfiguré regagne la rive
en marchant sur les flots...
et il se noie dans la foule !...
... Je vous offre une musique que j'ai entendue dans la rue piétonne avec des artistes de rue ...( dont je suis très friande ..!!) Pardonnez-moi, ce soir, je sors ma "Beth" , je ne puis être partout ! Bonne soirée à tous ...
... Vous connaissez cet artiste ? Kurt Wenner est né à Ann Arbor dans le Michigan.
Il a été employé par la NASA comme illustrateur. C'est un artiste surtout connu pour sa peinture de rue avec de la craie ! Des œuvres absolument magnifiques ...
Ces
dessins 3D craie sur la chaussée ont été publiées dans de nombreux
journaux et diffusés dans plusieurs émissions de télévision.
On parle d' "art anamorphique"(ou d'anamorphose), pour désigner ses peintures qui sont destinées à "tromper l'oeil".
Il
est intéressant de savoir que Kurt est l'artiste qui, le premier
développé cette technique de peinture de rue au début des années 1980
en Europe.
Ses
premiers travaux et le développement de cette technique de peinture de
rue a été documenté par la "National Geographic Society" dans un film
documentaire "chefs d'oeuvre à la craie".
Il
a enseigné sa technique à quelques artistes et de nombreux autres
cherchent à imiter sa technique, ce qu'il considère comme un compliment. Je trouve ses œuvres "géantes" et sa façon de partager "géniale" !!
Curro SAVOY ( dit
Kurt, au début de sa carrière), pionnier de la
guitare électrique en Espagne dans les années
soixante, doit surtout sa popularité à ses
interprétations sifflées des films d'Ennio
Morricone et de Sergio Leone . . .
Mais Curro est aussi un chanteur et un guitariste
hors pair qui a enregistré
plus de 40 albums pour
les plus grandes maisons de disques .
Troubadour et poète, (il compose la plupart de
ses
chansons), il caresse sa guitare à la perfection
et de sa
voix chaude et pleine aux accents qui
vibrent, il nous envoûte
et nous transporte dans
un monde magique, rempli de sensualité.
Curro est
également l' artiste favori des plus grands
annonceurs car
l'homme, qui a sifflé sur les bandes
originales de ces westerns
légendaires, a également
interprété plus de 130 spots publicitaires
dont le plus
connu et le plus primé est sans doute celui de Coco
Chanel, avec Vanessa
Paradis.
Il a participé
musicalement à plus d'une centaine de
films,
dont le dernier en date est "Le serment de Mado",
avec Line Renaud.
Monstre de
scène, il parcourt le monde entier et est
souvent invité sur
des plateaux de télé.
C'est un très
grand artiste plein de sensibilité et
... POUR UN COIN DE PARADIS ... (Paroles de Georges Brassens )
Il pleuvait fort sur la grand-route
Elle cheminait sans parapluie.
J'en avais un, volé sans doute
Le matin même à un ami.
Courant alors à sa rescousse
Je lui propose un peu d'abri,
En séchant l'eau de sa frimousse
D'un air très doux, elle m'a dit “oui”.
Un petit coin de parapluie
Contre un coin de paradis,
Elle avait quelque chose d'un ange.
Un petit coin de paradis
Contre un coin de parapluie
J'y perdais pas au change, pardi !
Chemin faisant, que ce fut tendre
D'ouïr à deux le chant joli
Que l'eau du ciel faisait entendre
Sur le toit de mon parapluie.
J'aurais voulu, comme au déluge
Voir sans arrêt, tomber la pluie
Pour la garder, sous mon refuge
Quarante jours, quarante nuits.
Un petit coin de parapluie
Contre un coin de paradis
Elle avait quelque chose d'un ange
Un petit coin de paradis
Contre un coin de parapluie
J'y perdais pas au change, pardi !
Mais bêtement, même en orage
Les routes vont vers des pays
Bientôt le sien, fit un barrage
À l'horizon de ma folie.
Il a fallu qu'elle me quitte
Après m'avoir dit grand merci,
Et je l'ai vue toute petite
Partir gaiement vers mon oubli.
Un petit coin de parapluie
Contre un coin de paradis
Elle avait quelque chose d'un ange.
Un petit coin de paradis
Contre un coin de parapluie
J'y perdais pas au change, pardi !
(Version chantée par Yann Tiersen et Natacha Régnier)
... Clin d'oeil poussé au film de Kubrick avec le titre de ce nouvel album des Fatals Picards. Les punks fous « fu-rieurs » débloquent complètement une fois de plus dans ce quatrième album. Pamplemousse Mécaniquepousse la gaudriole encore plus loin que ne le faisaient des titres comme Goldorak est morten tapant sur tout le monde avec des textes hilarants et quelques
approches d'autres thèmes assez intéressants.
Les guitares énervées des punks se calment peut-être un peu plus
et se diversifient dans des autres domaines tout en gardant leur ton
unique. S'ils se rapprochent des "suprêmes dindes" dans l'esprit, la musicalité est bien plus élaborée et ne s'arrête pas
à deux riffs de guitare et des intonations rigolotes avec des sonorités
caribéennes. Si les mélodies sont simples, les textes explorent le rire
sous toutes ces formes. Les Fatals Picards singent le reggae en conspuant
les musiciens pathétiques, (Djembé man), riant du gothique (Cure toujours), ridiculisant les solitaires dépressifs (Seul et célibataire), formation en 4-4-2 pour les tyrans (Les dicateurs) ou joyeux, quoi sur un rock en espagnol (Comandante). Le texte sur Bernard Lavilliers est hilarant du début à la fin et lance
l'album sur les chapeaux de roue mais il n'est que le début d'une
longue série avec des parodies de Zebda(Monter le pantalon),Partenaire Particulier (Partenaire particulier).
Le name dropping permanent à travers les titres sert à merveille des
comparaisons avec des personnalités allant de Philippe de Villiers à Anaïs ..!! Je vous propose de les écouter, les découvrir ou les réécouter : un pur moment de bonheur !! J'adore !!
... inattendu ... un groupe tout bleu ... un méga show sons et lumières, mélangeant humour et interactivité avec le public ...( révélés dans la pub pour les Intel Pentium 4 : "Blue Man Groupe", ici à Berlin.) A voir et écouter absolument !!
...ALLAIS, Alphonse : Le Post-scriptum ou Une petite femme
Je ne sais pas ce que vous faites quand vous accompagnez un ami à la gare,
après que le train est parti. Je n'en sais rien et ne tiens nullement à le
savoir.
Quant à moi, je n'ai nulle honte à conter mon attitude en cette
circonstance : je vais au buffet de ladite gare et demande un
vermouth-cassis (très peu de cassis) pour noyer ma détresse. Car
le poète l'a dit : «Partir, c'est mourir un peu».
Au cas où l'heure du départ ne coïncide pas avec celle de l'apéritif, je
prends telle autre consommation en rapport avec le moment de la journée.
C'est ainsi que mardi dernier, sur le coup de six heures et demie de relevée,
je me trouvais attablé, au buffet de la gare de Lyon, devant une absinthe
anisée (très peu d'anisette).
La personne que je venais d'accompagner (ce détail ne vous regarde en rien,
je vous le donne par pure complaisance) était une jeune femme d'une grande
beauté, mais d'un caractère ! que je me sentais tout aise de voir s'en aller
vers d'autres cieux.
Je n'avais pas plus tôt trempé mes lèvres dans la glauque liqueur, qu'un
homme venait s'asseoir à la table voisine de la mienne.
Ce personnage commanda un amer curaçao (très peu de curaçao) et de quoi
écrire.
Après s'être assuré que l'amer qu'on lui servait était bien de l'amer Michel,
et le curaçao du vrai curaçao de Reichshoffen, l'homme mit la main à la plume
et écrivit deux lettres.
La première, courte, d'une élaboration facile, s'enfourna bientôt dans une
enveloppe qui porta cette adresse :
Monsieur le colonel I.-A. du Rabiot
Hôtel des Bains
à Pourd-sur-Alaure.
La seconde lettre coûta plus d'efforts que la première.
Certains alinéas coulaient de sa plume, rapides, cursifs, tout faits.
D'autres phrases n'arrivaient qu'au prix de mille peines.
Deux ou trois fois, il déchira la lettre et la recommença.
À un moment, je vis le pauvre personnage écraser, du bout de son doigt,
une larme qui lui perlait aux cils.
Cet homme évidemment écrivait à l'aimée. (Les femmes sauront-elles jamais
le mal qu'elles nous font ?)
Tout prend fin ici-bas, même les lettres d'amour. Quand les quatre pages
furent noircies de fond en comble, l'homme les enferma, comme à regret,
dans une enveloppe sur laquelle il écrivit cette suscription :
Madame Louise du R...
Poste restante
à Pourd-sur-Alaure.
- Garçon, commanda-t-il alors d'une voix forte, deux timbres de trois sous !
- Voilà, monsieur, répondit le garçon.
Jusqu'à présent, la physionomie du monsieur avait présenté toute
l'extériorité de l'abattement mélancholieux.
Soudain, une flambée furibarde illumina sa face.
D'un doigt rageur, il déchira l'enveloppe de Madame Louise du R..., et
ajouta à la lettre un petit post-scriptum certainement pas piqué des
hannetons.
Ce post-scriptum ne comportait que deux lignes, mais deux lignes, à n'en
pas douter, bien tapées. - Attrape, ma vieille !
Je commençais à m'intéresser fort à cette petite comédie, facile à
débrouiller d'ailleurs.
L'homme était évidemment l'ami du colonel I.-A. du Rabiot et l'amant de
la colonelle Louise.
Le colonel, je l'apercevais comme une manière de Ramollot soignant ses
douleurs aux bains de Pourd-sur-Alaure.
Quant à Louise, je l'aimais déjà tout bêtement.
- Garçon, commandai-je alors d'une voix forte, l'indicateur !
- Voilà, monsieur, répondit le garçon.
Il y avait un train à 7 h 40 pour Pourd-sur-Alaure.
Le temps de manger un morceau sur le pouce, et je pris mon billet.
Pourd-sur-Alaure est une petite station thermale encore assez peu connue,
mais charmante, et située, comme dit le prospectus, dans des environs
merveilleux.
J'arrivai vers minuit, et me fis conduire à l'hôtel des Bains.
Je rêvai de Louise, et la matinée me sembla longue.
Enfin la cloche sonna pour le déjeuner. Mon coeur battit plus fort que la
cloche : j'allais voir Louise, celle qui méritait des lettres si tendres
et des post-scriptum si courroucés.
Et je la vis.
Petite, toute jeune, très forte, d'un blond ! pas extraordinairement jolie,
mais juteuse en diable ! Louise abondait en plein dans mon idéal de ce jour.
Elle lisait, en attendant le colonel, une lettre que je reconnus. Au
post-scriptum, elle eut un sourire, un drôle de sourire, et enfouit sa
lettre dans sa poche.
Le colonel, traînant la patte, arrivait à son tour.
- J'ai reçu un mot d'Alfred, dit-il.
- Ah !
- Oui, il te dit bien des choses.
- Ah !
Et toute la grasse petite personne de Louise fut secouée d'un long frisson
de rire fou et muet.
Elle s'aperçut que je la dévorais des yeux, et n'en parut pas autrement
fâchée.
Au dessert, nous étions les meilleurs amis du monde.
L'après-midi ne fit qu'accroître notre mutuelle sympathie.
Le dîner resserra nos liens.
La soirée au Casino fut définitive.
Sur le coup de dix heures, elle me demanda simplement :
- Quel est le numéro de votre chambre à l'hôtel ?
- Dix-sept.
- Filez... Dans cinq minutes je suis à vous.
Au bout de cinq minutes, elle arrivait.
- Mais votre mari ?... fis-je timidement.
- Ne vous occupez pas de mon mari, il joue au whist. Vous savez ce que ça
veut dire whist en anglais ?
- Silence.
- Précisément ! Eh bien, taisez-vous et faites comme moi !
En un tour de main, elle se défit de ses atours.
En un second tour de main, elle se glissa, rose couleuvre, emmy les blancs
linceux.
En un troisième tour de main, si j'ose m'exprimer ainsi, elle me prodigua
ses suprêmes faveurs.
- Vous connaissez donc Alfred ? fit-elle, un peu étonnée.
- Pas du tout, je sais seulement qu'il vous a écrit hier... surtout un
post-scriptum !
- Ah ! oui, un post-scriptum !... Eh bien, il a raté une belle occasion
de se tenir tranquille, celui-là, avec son post-scriptum ! Voulez-vous le
lire, son post-scriptum ?
- Volontiers.
Voici ce que disait le post-scriptum :
P.S. - Et puis, au fait, je suis bien bête de me faire tant de bile pour
toi ! Va donc te faire f...
"... Le premier Mai c'est pas gai,
Je trime a dit le muguet, Dix fois plus que d'habitude,
Regrettable servitude. Muguet, sois pas chicaneur,
Car tu donnes du bonheur,
Pas cher à tout un chacun. Brin d' muguet, tu es quelqu'un. ..."
( pour éviter, si vous descendez plus bas ... -dans le blog, bandes de mauvais esprits !!- ... le mélange de chansons, cliquez avant sur la flèche lecture pour la stopper ...)
La Ville de Draguignan (Var, Provence) est au coeur du “Buzz” grâce au prochain film
d' Alain Chabat qui sortira au mois de juin.
C'est d'ailleurs sur le “vrai-faux” planning de la tournée de “Gilles
Gabriel” que l'on peut apprendre sa participation au “Festival
Var'iété” de… Draguignan !
Le film :
“Gilles Gabriel, chanteur des 80's en plein come-back, est tué
dans un accident de voiture causé par Jean-Christian Ranu, comptable à
la COGIP.
Mais Gilles Gabriel n'est pas totalement mort : son esprit
bien vivant a atterri dans le corps de Ranu, qui ne comprend pas qui
est cette personne qui parle dans sa tête.
Gilles, lui, n'a aucun
contrôle des mouvements de son hôte.
Gilles et Ranu vont vite se rendre
à l'évidence : ils n'ont rien en commun, sauf ce corps qu'ils vont
devoir partager.
Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes,
J'parlais bien fort pour être un homme
J'disais, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS
C'était l'début, c'était l'printemps
Mais quand j'ai eu mes 18 ans
J'ai dit, JE SAIS, ça y est, cette fois : JE SAIS
Et aujourd'hui, les jours où je m'retourne
J'regarde la terre où j'ai quand même fait les 100 pas
Et je n'sais toujours pas comment elle tourne !
Vers 25 ans, j'savais tout : l'amour, les roses, la vie, les sous
Tiens oui l'amour ! J'en avais fait tout le tour !
Et heureusement, comme les copains, j'avais pas mangé tout mon pain :
Au milieu de ma vie, j'ai encore appris.
C'que j'ai appris, ça tient en trois, quatre mots :
"Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau,
j'peux pas mieux dire, il fait très beau !
C'est encore ce qui m'étonne dans la vie,
Moi qui suis à l'automne de ma vie
On oublie tant de soirs de tristesse
Mais jamais un matin de tendresse !
Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire JE SAIS
Seulement, plus je cherchais, et puis moins j' savais
Il y a 60 coups qui ont sonné à l'horloge
Je suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge ?
Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS !
La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses
On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses
C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le SAIS... !
Jean Gabin (1904-1976) (paroles de Jean Dabadie et Phillipe Green- 1974)
... Voici un site qui propose des créations en noir et blanc, à la manière de Magritte, fait par Gilbert Garcin, un "enfant" de la Ciotat, qui s'est découvert photographe à l'âge de 64 ans, après une révélation aux rencontres photographiques d'Arles.
Créations en noir et blanc, depuis 1993, vision drôle et absurde sur l'homme, la vie, l'art ...